Rainy Sunday.

Elle avait cette force que les gens ont peur d'avoir. Elle ne mentait jamais. Quand elle était en colère, elle vous regardait dans les yeux et vous donnait envie de pleurer comme un enfant. Elle avait une force que certaines ne supporteraient pas de garder dans leur coeur.
Elle a porté ma peine, pendant des semaines, des mois, sans ciller.

*Et puisque je te le dois, je porterai la tienne.

# Posted on Sunday, 19 April 2009 at 5:03 AM

Edited on Thursday, 25 June 2009 at 6:08 PM

When the evening comes..

Il n'y a peut-être pas à baisser les bras, après tout.
Peut-être qu'il ne suffit pas non plus d'y croire.
Comme une blessure que l'on répare,
Il faut savoir attendre, et ce jusqu'au bout.

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Il y a deux jours, je me suis rendue compte que mon ancien disque dur est effectivement foutu, et qu'avec lui sont partis tous les textes que j'ai écrits depuis quatre ans. C'est dur de voir à quel point on a aimé une chose, et, un jour ou l'autre, de commencer à la détester parce qu'elle a fini par nous laisser tomber. Sans vraiment en avoir le choix. Dur de voir des visages que l'on refuse de reconnaître parce que notre mémoire sature, et de savoir pourtant au fond que ce sont ces mêmes visages qui nous avaient tant fait rire dans le passé. Dur de s'accrocher à des souvenirs qui ne sont plus, et de laisser s'enfuir des dizaines de secondes belles à ravir sous nos yeux, pour seulement garder le parfum d'un été lointain. C'est dur de savoir qu'on est parfois obligé de baisser les bras devant des centaines de choses qu'on aurait pourtant voulu aimer.


Il est dur de se rendre compte que l'on a perdu des dizaines de pages, des centaines de lueurs d'espoir et de déception, de questionnement et de fierté, à cause d'une petite panne électronique.
Mais n'est-il pas réconfortant de savoir qu'il nous est donné une belle chance de renaître ?

# Posted on Tuesday, 17 March 2009 at 2:34 PM

Edited on Friday, 10 April 2009 at 1:35 PM

Pensées.

Peut-être que tu as tort. Peut-être qu'au fond, on ne s'oublie pas. Peut-être que je l'ai pensé, mais que je refuse de me faire à cette idée, à présent. D'un certain côté, ce serait presque réconfortant, de savoir que tout s'oublie. Les mots de travers, les jours de pluie. Les trains qui arrivent en avance, ou en retard, et qu'on veut toujours arrêter. Savoir que l'on refait sa vie, à des intervalles de temps presque réguliers. Mais puisque justement, on n'a bien qu'une seule vie, cela ne veut-il pas dire que chaque souvenir laisse sa propre trace et nous regarde évoluer? Chaque sourire est empreint quelque part, dans nos rides, nos mains, nos propres rires. Chaque regard laisse quelque part la trace d'un instant qui a existé, et qui ne s'efface pas. Après tout, c'est peut-être ça, la vie. Avoir la conviction que les choses restent, même quand le Temps court à perdre haleine. Peut-être qu'il n'y a pas d'oubli, seulement le désir de rendre certains moments invisibles, et se rendre insensibles.
Mais puisque tu sais que la vie est une prise de risque continue, pourquoi ne pas prendre le risque de penser que les souvenirs restent, et que les regards que l'on a croisés un jour demeureront des regards uniques et inoubliables ? Pourquoi ne pas prendre le risque de simplement, se souvenir ?

# Posted on Sunday, 08 February 2009 at 12:30 PM

Edited on Wednesday, 25 February 2009 at 3:16 PM

Extrait de Nous Seuls - Emmanuel Kattan

Extrait de Nous Seuls - Emmanuel Kattan
« Je ne veux pas avoir à prouver que je l'aime; pour moi c'est évident - et quand on cherche trop à prouver l'évidence, n'est-ce pas qu'on doute un peu? »

# Posted on Tuesday, 03 February 2009 at 2:18 PM

Edited on Friday, 06 February 2009 at 2:40 PM

Pensées.

Quand on n'a pas vécu la guerre, la famine, la peste ou la syphilis, la tuberculose, le paludisme, la soif, on ne peut pas comprendre ce que la moitié des hommes sur Terre ressentent au même instant où l'on écrit cette phrase. Quand on n'a pas vécu le deuil, l'absence, l'attente de voir une ombre au bout du chemin et l'espoir que ce soit notre mari, notre enfant, notre chien... on ne peut pas pleurer la moitié des hommes de cette Terre, même si l'on en a envie. Quand nos yeux, nos oreilles, nos mains, nos pieds, n'ont pas été écrasés, broyés, mélangés avec ceux des autres et jetés aux ordures ou laissés à pourrir sur le sol froid, on ne peut pas imaginer ce que la moitié des hommes sur Terre s'imaginent au même instant où nous écrivons. Quand on n'a pas perdu, oublié, pleuré sur ceux qui ne sont plus; quand on n'a pas aimé, et perdu, on ne peut pas comprendre ce que les hommes ont ressenti, au même instant où ils écrivaient. Au même instant où ils y pensent. Il y aurait assez de coeurs pour accepter, absorber toute la souffrance qui frappe la moitié des hommes sur Terre... Tellement assez. Mais c'est comme ça. Bête, et méchant.

# Posted on Sunday, 01 February 2009 at 3:06 PM